mardi 28 avril 2009

Floating-house-mos

le monde

Cela devait arriver : la société de consommation a rattrapé le nomadisme. Certes, l'homme sédentarisé au néolithique n'a jamais oublié le goût de son paléolithique itinérant, qu'il soit resté pasteur des steppes de l'Asie centrale ou Bédouin dans les déserts du Proche-Orient. Des croisades aux grandes découvertes maritimes, en passant par les guerres et les catastrophes naturelles, chaque époque a eu ses exodes.

Plus récemment, la contre-culture de la Beat Generation, pétrie de valeurs écologistes, comportementales et politiques, a pratiqué un style de vie alternatif. Les mêmes qui ont conduit sur les routes les "New Age Travellers" britanniques (chassés par la poll tax et les prix exorbitants des logements), tandis que le nomadisme saisonnier de masse prenait d'assaut caravanes, camping-cars et mobile-homes. Escargot bolide, tortue sprinteuse, l'homme-carapace a transporté avec lui le confort de la vie sédentaire, voyageur en 4 × 4 climatisé suivant la route des étoiles en GPS, son baladeur MP3 vissé sur les oreilles à l'écoute du monde.

Le terme de "nono" (contraction de nouveau-nomade) a envahi la langue des sociologues et des voyagistes. Et Jacques Attali a pu prévoir dans le monde polycentrique des années 2020-2050 une nouvelle catégorie d'individus : les hypernomades. Qui seront-ils ? Pas ceux des tipis, yourtes, datchas et roulottes, mais la clientèle nantie écumeuse de capitales que visent les architectes designers d'avant-garde. C'est pour ces Touaregs des villes que l'architecte allemand Werner Aisslinger a imaginé son "Loft Cube", une structure sur pilotis de 39 ou 56 m2 en Corian (minéraux naturels, résine acrylique et pigments alimentaires) capable de s'amarrer sur le toit d'un immeuble : habitable, transportable (par hélicoptère ou démonté en deux containers), entièrement écologique et recyclable, avec terrasse, Jacuzzi et piscine en option... (et achetable à partir de 109 000 euros).

REFUGE DE MONTAGNE

Beaucoup plus abordable - entre 49 000 euros pour 100 m2 et 70 000 euros pour 200 m2 -, la "weeHouse", ready-made façon cabane au fond du jardin en modules préfabriqués (bois et verre) conçu par le cabinet d'architectes américain Alchemy, basé à Saint Paul dans le Minnesota, que dirige Geoffrey Warner.

Dans le même esprit, la cabane en bois "Suite Home", aux grandes baies vitrées (60 000 euros), et le chalet refuge "Joshua Tree" (70 000 euros) dessinés pour Holiday Homes Design par les Italiens de Hangar Design. Si le premier privilégie la contemplation des espaces infinis, le second est un refuge de montagne plus particulièrement adapté aux zones difficilement habitables. Deux chambres, deux salles de bains, une cuisine intégrée au salon sur 34 m2 essentiellement en bois recouvert de métal à l'extérieur.

Côté français, le bureau d'étude Ecop Habitat, spécialisé dans la conception d'habitat écologique, propose un mini loft transportable d'une surface de 36 m2 (24 m2 au rez-de-chaussée et 12 m2 à l'étage). Pour un coût relativement modeste (de 42 000 à 88 000 euros), le "Mini-Loft 36" est entièrement autonome en énergie grâce à son éolienne, ses panneaux photovoltaïques (solaires), son récupérateur d'eau de pluie et ses toilettes sèches avec compost.

C'est dans la tradition japonaise des maisons de thé que l'équipe du Britannique Richard Horden, professeur à l'université de Munich, a inventé la "micro-compact home" (m-ch). Mais ce sont les techniques de l'aviation et de l'automobile qui rationalisent ce minicube de 7 m2 avec panneaux solaires et éclairage à LED (diode électroluminescente) pour un coût minimal compris entre 25 000 et 34 000 euros hors frais de transport et de montage.

SE FONDRE DANS LE PAYSAGE

Mais le must reste l'habitat intégré à la nature. Maisons de castors sur l'eau du lac Huron entre le Canada et les Etats-Unis, la "Floating House" des architectes Michael Meredith et Hilary Sample (du collectif MOS) permet de se faire une île entre le ciel et l'eau et de flotter à la dérive des courants. Arrimée à des pontons en acier, cette jolie cabane en bois de cèdre ultradesign fonctionne comme un bateau avec le confort moderne pour bobo-écolo : sauna, cuisine ouverte, bureau et chambre à coucher. Dans le même souci d'impact environnemental minimal, le Norvégien Reiulf Ramstad a créé en 2006 la "Summerhouse Cabin" face à la mer, un volume de 80 m2 de bois et baies vitrées destiné à se fondre progressivement, grâce à la patine grise du bois, dans le paysage de l'île Hvaler en Norvège (prix non communiqué).

Enfin, petite folie architecturale high-tech confinant à l'oeuvre d'art, la "Turbulence House" de l'Américain Steven Holl, iceberg de 90 m2 inspiré par le Musée Guggenheim de Franck Gehry. Rivée au sol par une immense structure métallique souterraine, elle dispose de panneaux photovoltaïques (solaires) et d'une citerne permettant la collecte et le traitement de l'eau. Le coût est aussi élevé que sa situation géographique sur un plateau du Nouveau-Mexique : 415 000 euros. De quoi satisfaire les Capitaine Némo, Robinson Crusoë et autre Baron perché.



Loftcube.net

Weehouses.com

www.hangarprefab.com

Ecop-habitat.fr

Microcompacthome.com

Mos-office.net

Reiulframstadarkitekter.no

Stevenholl.com

http://weehouse.com




http://www.loftcube.net/

http://www.loftcube.net/

Architecte Allemenand Werner Aisslinger à imaginé son "Loft Cube", une structure sur pilotis de 36 ou 56 m2 en Corian (minéraux naturels, résine acrylique et pigments alimentaires) capable de s'amarrer sur le toit d'un immeuble : Habitable, transportable ( par helicoptere ou démonter en deux containers), achetable à partir de 109 000€.

vendredi 30 janvier 2009

Conteneurs pour habitat

Un concept adaptable à tous types de logement








Source :

mardi 27 janvier 2009

ZEDfactory Maison en Kit Passiv












L'un des derniers concepts d'éco-habitat créés par ZEDfactory, agence londonienne pionnière en matière d'architecture durable, vient de voir le jour dans le Nord de la France. Cette écomaison affiche une très haute performance énergétique grâce à la combinaison de différents procédés et équipements.

http://www.lemoniteur.fr/P_article.php?id=599021&media_id=215401

L'un des derniers concepts d'éco-habitat créés par ZEDfactory, agence londonienne pionnière en matière d'architecture durable, vient de voir le jour dans le Nord de la France. Cette écomaison affiche une très haute performance énergétique grâce à la combinaison de différents procédés et équipements.

Une maison en kit zéro carbone, à ossature bois lamellé certifié FSC, préfabriquée en usine, et construite en six semaines : voilà RuralZED, nom donné à cette écomaison, en référence au cabinet britannique ZED Factory qui a conçu le célèbre quartier londonien BedZED.

La Ville de Grande-Synthe dans le Nord de la France a décidé de promouvoir ce nouveau type d'habitat en faisant l'acquisition d'un prototype, exposé en entrée de ville.

Construite en septembre et octobre 2008, par ZEDfactory associée à l'architecte Claude Debrock, avec le concours des entreprises locales, cette maison, destinée dans un premier temps à la visite du public, répond à un double objectif : servir de laboratoire en vue d'un futur écoquartier et sensibiliser les habitants à ce nouveau type d'habitat. « Un écoquartier, c'est une logique d'ensemble, explique Damien Carême, Maire de Grande-Synthe, : des maisons qui consomment peu, - une consommation de 50 kWh/m² à l'horizon 2010, pour aller à du 30, voire du 0 -, une densité élevée pour éviter l'étalement urbain qui contraint à plus de déplacements, un espace végétalisé avec des cours d'eau, où la voiture ne règne pas, un éclairage public économique et des transports en commun proches ».

Construction hermétique

Pour réduire la consommation d'énergie, l'écomaison associe plusieurs principes. Elle est orientée Nord-Sud, plutôt que Est-Ouest pour maximiser les apports solaires.

Les pertes de chaleur sont réduites grâce à une surisolation. La structure poteau-poutre en bois est secondée par une ossature plus légère créant ainsi un vide de 300 mm, comblé par un isolant. L'ensemble du bâtiment est ensuite entouré d'une membrane respirante (frein vapeur) qui permet à la maison d'être hermétique tout en laissant transiter l'humidité, pour une bonne régulation hygrométrique. Afin de réguler la température à l'intérieur de la maison, 21 tonnes de masse à forte capacité d'absortion thermique sont intégrées à travers les murs (béton écologique), le plafond (terre cuite) et le sol (pierre naturelle de Lens). En hiver, la masse thermique absorbe la chaleur passive pour la restituer dans des périodes plus froides, comme la nuit. Inversement, en cas de forte chaleur l'été, elle permet de maintenir une certaine fraîcheur dans la maison. Sur le toit, 25 m2 de panneaux photovoltaïques assurent la production d'électricité. D'où l'importance de l'orientation Sud, pour bénéficier au maximum de la lumière directe et des apports solaires passifs. L'excédent d'électricité produit est réintroduit dans le réseau EDF, grâce à un onduleur fourni. A consommation raisonnable d'un ménage, le surplus d'électricité injecté l'été et la quantité consommée l'hiver devrait s'équilibrer, pour une facture nulle. Les cellules pressées sont montées dans une structure en aluminium anodisée. A l'arrière du module se trouve une boîte de jonction étanche avec branchement.

Ventilation naturelle contrôlée

L'écomaison est également équipée d'un «sunspace», une véranda sur deux niveaux avec de hautes fenêtres, pour un apport de lumière naturelle et un gain de chaleur optimum. En cas de forte chaleur, des stores rétractables protègent le «sunspace» des rayons directs du soleil et évitent la surchauffe.

A l'intérieur, la ventilation naturelle à récupération de chaleur, sans besoin électrique, est privilégiée. Elle fonctionne grâce à un système passif qui aspire l'air frais et rejette l'air vicié de toutes les pièces de la maison à tout moment. Situés sur le toit, deux «wind Cowl», qui permettent de sentir le vent tourner, utilisent un échangeur de chaleur, conçu par ZEDfabric, une filiale de ZEDfactory. L'air chaud sortant réchauffe l'air frais entrant. Ce système permet de récupérer 70% de la chaleur de la maison qui aurait été perdue dans un bâtiment standard tout en renouvelant trois fois par heure l'air intérieur.

Chauffe-eau solaire et chaudière à granulés en relais

L'eau est chauffée grâce à un chauffe-eau solaire. Ces tubes sous vide, situés sur le toit, ont été conçus spécialement pour les climats où les températures extérieures sont basses. Ils contiennent un tuyau collecteur qui chauffe l'eau au soleil. Celui-ci est renfermé dans un tube de verre double paroi comme une bouteille thermo pour minimiser les pertes de chaleur.

Il est généralement difficile de faire des ratios de la puissance et du rendement des panneaux thermiques solaires qui dépend de beaucoup de paramètres: orientation, angle d'inclinaison, ombre, temps et conditions locales spécifiques. Mais il est généralement admis qu'un été moyen en Angleterre a un potentiel de 700 w/m2. En hiver, ce chiffre descend à 400 w/m2. Pour 4h d'ensoleillement, le capteur générera 1,76 kw par jour (440w x 4h), de quoi chauffer 27 litres d'eau de 5 à 60° ou 60 litres à 30°. L'appoint est alors fait par un poêle à granulés (rendement de 95 %), qui prend le relais notamment en hiver. La maison n'est pas équipée en radiateur, seuls deux porte-serviettes sont reliés au réseau d'eau chaude.

Dans le même esprit, les équipements sont pensés pour réduire les consommations d'électricité et d'eau. Ainsi, l'éclairage est à basse consommation, les appareils ménagers économes A+++ (taille non excessive du réfrigérateur, lave-vaisselle de 12 litres d'eau par cycle pour éviter tout usage excessif) avec possibilité de stopper la consommation d'électricité par un interrupteur. Afin de limiter les pertes en eau, le jet du robinet est aéré, pour réduire le débit tout en conservant la sensation d'un jet normal. Les toilettes possèdent une double chasse d'eau : de 4 et 6 litres.

Conçu par les services techniques de la Ville de Grande-Synthe et ZEDfactory, l'aménagement du jardin encourage la biodiversité au moyen d'une noue paysagère et d'espèces végétales diversifiées: essences régionales, saules tressés, arbres fruitiers. Une terrasse en bois et une passerelle amenant jusqu'aux bacs-potagers destinés à promouvoir l'autonomie alimentaire et la qualité des fruits et légumes. Les matériaux proviennent pour la plupart de la récupération, comme l'acier de la jardinière offerte par l'usine sidérurgique voisine, ou encore la réutilisation des pierres concassées issues des travaux de l'autoroute A25 pour les places de stationnement.

Conçue pour 5 générations (125 ans), l'écomaison RuralZED, construite en 6 semaines, devrait préfigurer l'écoquartier de Grande-Synthe, constitué de plus de 400 logements zéro carbone, dont 50% en collectif et 30% en individuel. « On espère commencer à construire dans les deux-trois ans, il faut mettre les bouchées doubles », explique Damien Carême, dont la volonté est de faire du site un référentiel d'excellence en matière d'aménagement et de construction écologique.

© LeMoniteur.fr Le système constructif ©ZEDfactory


mercredi 31 décembre 2008

GLOBAL AWARD FOR SUSTAINABLE ARCHITECTURE 2008

Le but du GLOBAL AWARD FOR SUSTAINABLE ARCHITECTURE est d’honorer chaque année cinq architectes contemporains qui s’engagent sur la voie du développement durable.

Carin Smuts
(lauréate du Global Award) - South Africa
Fabrizio Carola - Italy
Andrew Freear - USA,
Alejandro Aravena - Chile
Philippe Samyn - Belgium


Carin Smuts
La Sud-africaine Carin Smuts a remporté le Global Award 2008, un prix qui récompense la prise en compte du développement durable par les architectes, et qui s’accompagne de la commande d’un projet d’habitat sur le territoire en requalification du Mantois Seine Aval (Ouest de Paris). Carin Smuts appliquera sur place, comme dans les « townships » d’Afrique du Sud, une approche sociale qui consiste à associer les populations locales à la conception et à la mise en œuvre des projets, et qui lui a valu d’être honorée par le jury des Global Award cette année.

Source :http://www.global-award.org